Cultiver en bio sans traitement présente des risques

Club de dégustation sans nom * – Jeudi 27 novembre 2008 – Gérard expose ce qu’il sait de la vinification. Il possède 20 ares de vignes dans l’Auxerrois et en est à sa 3ème vendange. Ses photos tournent autour de la table. Son vécu donne des conaissances fraîches que chacun ingurgite. Ce qui s’affirme au cours de l’exposé c’est que le vigneron inexpérimenté ajoute des substances pour se rassurer et ne pas prendre de risques : soufre (pour protéger les raisins contre les bactéries mais qui durcit le vin en bouche et lui donne une texture plus tendue), des levures (pour aider à la fermentation alcoolique), sucre (pour élever les degrés d’alcool quand le raisin a été récolté acide), blanc d’oeuf ou autres (pour coller et enlever), enzymes (coup de pouce pour aider à la fermentation malolactique qui transforme l’acide malique en acide lactique et rend le vin moins acide). « Il faut être bon vigneron pour être bio et se passer des 7 à 8 traitements par an « , confesse Gérard. « Cette année 2008, la récolte était très saine j’ai mis la moitié de la dose de soufre ».

Memo des vins dégustés :

-Chablis premier cru La chablisienne 2003 (nez beurré de poire, boisé vanillé, anis, un côté mûr apporté par le millésime de soleil)
-Vin de table dans le beaujolais de Domaine Cambon un vin naturel sans soufre… très bizarre pour cet exemplaire cela arrive souvent avec ces breuvages fragilisés par l’absence d’antibactérien.
-Coteaux du Languedoc Domaine Clavel 2006 (nez de café, réglisse, lilas)
-Coteaux du Languedoc Domaine Clavel 2005 Copa Santa (nez de cuir, cerise, mentholé, en bouche finale réglissée)
–Faugères Léon Barral 2006 et 2005 (chaleureux boisé)

* le principe de ce club est que chacun planche à son tour sur une question, et organise une dégustation de vins à l’appui, quel que soit son niveau, amateur ou professionnel. Pari osé mais pour l’instant toujours réussi.