Ampoule de vitamine D en hiver, bains de soleil en été, sans oublier les saumons, harengs, sardines… en prévention du cancer

Plage de Biarritz en juillet

Appel de 40 scientifiques – Pendant longtemps les médecins ont cru que seules les femmes et les personnes âgées présentaient les taux de vitamine D les plus bas. En réalité les trois quarts de la population européenne et d’Amérique du Nord seraient carencés en  vitamine D à la fin de l’hiver tout particulièrement.  Cette « vitamine soleil » remède au rachitisme qui permet de métaboliser le calcium et joue un rôle dans les équilibres vitaux peut entrainer des maladies graves comme l’ont mis en lumière dès les années 80 des chercheurs américains.  Récemment à l’initiative du  docteur David Serban Schreiber, qui se fonde sur de nouvelles études épidémiologiques,  quarante scientifiques ont lancé un appel aux autorités sanitaires publiques mondiales afin d’attirer leur attention sur cet état de fait et mettre en place des politiques de santé publique  dans le but de prévenir les cancers.

Nouvelles recommandations

Appel des quarante scientifiques pour des valeurs souhaitables  entre 75 nmol/L et 150 nmol/L ou 30 ng/mL et 60 ng/mL *, qui   correspondent à 800 à 1000 UI de vitamine D ingérés par jour soit 4 à 5 fois plus que ce qui est recommandé par l’Afssa **depuis 2000.

*Dans le sérum sanguin, la vitamine D se mesure sous la forme de 25(OH)D3. Des nanogrammes par millilitres (ng/mL) ou des nanomoles par litre (nmol/L) sont utilisés pour cela. Il faut multiplier par 2,5 les ng/mL pour obtenir les nmol/L. Pour obtenir ces valeurs, il faut des  apports alimentaires qui sont mesurés en Unités Internationales (UI).

**En France les recommandations de l’Afssa (2000) préconisent un apport de 200 UI/jour pour des moins de 65 ans et de 400 à 600 UI au-delà.

Maladies graves

La vitamine D joue un rôle important dans l’organisme en lui permettant de conserver un équilibre entre calcium et phosphore, que ce soit en contrôlant la quantité absorbée par les aliments, ou en prélevant ce qui est nécessaire dans les os.

Une carence en vitamine D crée un risque plus élevé  de maladies graves : ostéoporose,  cancer (sein, côlon, ovaires, pancréas, prostate), hypertension, diabète de type 1, maladies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, sclérose en plaque, obésité.

Dépistage

Un examen sanguin est pratiqué pour les femmes en début de ménopause afin de vérifier la concentration (résultats en 3 jours) mais il n’est pas fait de  manière systématique sur la population.

Remèdes naturels

Dans quels aliments trouver la vitamine D : le saumon, le hareng, la sardine, l’emmenthal, les œufs de poisson, la truite arc en ciel, les huîtres, le maquereau, les champignons de Paris cru…

L’exposition au soleil (à doser afin de ne pas voir sa peau rougir) couvre 90 % des besoins en vitamine D.

A lire : Soleil, mensonges et propagande de Brigitte Houssin paru aux éditions Thierry Souccar (2010) traite des liens entre la vitamine D, les cancers et l’exposition au soleil.

Suppléments  de vitamine D l’hiver

Des suppléments  de vitamine D (en ampoule)  en une ou deux prises mensuelles sont possibles en cas de faible rayonnement solaire dans l’Hémisphère nord entre octobre et avril. Des suppléments de vitamine D3 sont conseillés. La vitamine D existe sous deux formes la D2  (ergocalciférol) synthétisée par les végétaux et D3 (cholecalciférol) fabriquée par la peau sous l’action du soleil.

Voir les dossiers complets sur les carences de vitamine D dans l’Hémisphère Nord sur  nutrition.fr de Thierry Souccar et guérir.org de David Servan Schreiber.