Les noix bio du Périgord ont un bel avenir, de plus en plus de producteurs se convertissent

Vidéo – Rencontré lors d’une matinée sur la noix du périgord à la Maison de l’Aquitaine à Paris, Alexandre Boishardy a témoigné de son expérience en tant que nouveau  converti à la bio depuis mai 2010. La consommation de noix dans le monde a augmenté de 80 % en 25 ans. Depuis 2010 les producteurs français de noix sont de plus en plus nombreux à se convertir à l’agriculture biologique depuis que l’Europe a accordé la possibilité de convertir un seul atelier dans une exploitation pluri activités. Dans le Périgord les vergers de noyers sont souvent associés à d’autres cultures fruitières  et à une activité d’élevage ce qui empêchait certains de passer par impossibilité de passer tout en bio. Or, la culture des noyers nécessite peu d’intrants. Le principal ravageur est maîtrisé grâce aux pièges hormonaux qui donnent de bons résultats. Les rendements français des vergers tournent autour de 1,5 à 2 tonnes par hectare quand ils sont au Chili de 4,5 tonnes / hectare obtenus au moyen de  clones de noyers américains.

Les groupements français de producteurs entendent maintenir une production de qualité qui passera par la noix bio de plus en plus. Le bio permet de durer  sur un marché occupé par d’autres pays. La Chine est le premier producteur mondial avec 500 000 tonnes par an.   La France, 1er pays producteur européen totalise  36 000 tonnes. Mais 70 % de la production française est exportée. L’Allemagne est demandeuse de noix bio.

Nos noix seraient elles trop chères pour les Français ? Peut être… il faut savoir que les intermédiaires appliquent des marges très importantes sur ce produit de longue conservation  (1 an).  Quand Les producteurs perçoivent entre 2,50 et 2,80 € pour un kilo de noix, les consommateurs  payent aux environs de 8 €.