Vigneron, un nouveau magazine trimestriel qui parle des vins à histoires palpitantes

Médias - En France, le vin comme la voiture reste un  produit connoté socialement.  Faisant fi de ce que 80 % des vins  vendus en France sortent des rayons de la grande distribution à moins de 4 €, le nouveau trimestriel Vigneron sorti en kiosque le 5 juin au prix de 9 € pourrait s’adresser à l’élite à fort pouvoir d’achat. Vigneron est le pendant du magazine gastronomique 3 étoiles fondé par Jean D. Nouailhac.

« Vigneron veut pouvoir admirer en paix les œuvres d’art que sont la Romanée-Conti, le Clos d’Ambonnay ou La Mouline et célébrer les hommes qui les servent, les Villaine, Krug ou Guigal… » écrit Jean D. Nouailhac.

N° 1 de Vigneron

Un magnifique portrait du vigneron Aubert de Villaine dans ses vignes de la Romanée-Conti sous un ciel noir  de Bourgogne ouvre le bal sur la Une de ces 140 pages,  suivi de Philippe Guigal, Olivier Krug, Alfred Tesseron (Pontet-Canet à Bordeaux), Didier Depond (Champagne Salon), Bérénice Lurton(Château Climens à Bordeaux), Olivier Humbrecht (Alsace), Henri de Saint Victor (Pibarnon Bandol), etc. Un casting prestigieux et des personnages connus de ceux qui ont un peu plongé le  nez dans les guides.

Au départ, j’étais sceptique sur un tel magazine. Je l’avoue.  Mais je  me suis vite  émerveillée à tourner les pages et pas seulement parce que nombre de ces domaines travaillent en biodynamie.

La bonne surprise est d’y trouver de l’info, des récits joliment contés et des photos en pleine page – enfin ! – qui scotchent le regard, particulièrement celle de la page 133 où la lumière du soleil dans la feuille de mourvèdre prise en gros plan donne le cœur battant.

Pâle copie de la magnifique photo de François Poincet p.133

Cette revue est superbe et  vivante.  Elle passionnera à coup sûr tous les amateurs de bons vins qui se régaleront à lire toute  l’histoire du bonhomme et de la bonne femme qui se cache derrière leur nom.  Bravo à son  rédacteur en chef Michel Creignou et à Jacques Henri Martel directeur artistique et à toute l’équipe de journalistes, de photographes et de maquettistes.

Et 9  € pour rêver et être mieux informé… cela se mérite, non, surtout une fois par trimestre ?

+ clic : Interview d’Aubert de Villaine…