Vignes OGM : un universitaire français sort de sa réserve pour vitupérer contre les faucheurs d’OGM de Colmar dans la Revue du vin de France

Tribune  – « Faucheurs au piquet !«  titre la chronique Libre Parole de Jean-Robert Pitte dans la Revue du vin de France de novembre 2010. Quand un professeur de géographie de la Sorbonne, un verre de vin à la main, se pique de donner son avis sur les questions agricoles, cela mène à ce genre de paroles de nature à réveiller les guerres de religions :

Jean-Robert Pitte (Crédits photo : Soriano/Le Figaro)

« 70 militants « dits » verts »…

« En d’autres temps certains porteurs de chemises noires ou brunes pratiquaient des autodafés »…

« l’Inra notre grand établissement de recherche agronomique »…

« Souriez contribuables, les dommages réels sont cette fois ci estimés à un million d’euros« …

« le refus pseudo-religieux d’expérimenter  ces techniques (comprenons les OGM ) est absurde »…

« On admirera le courage de ces Cathares : ils ont choisi le 15 août à l’aube, un jour et une heure où les chercheurs n’étaient pas nombreux dans leur laboratoire  et ne risquaient pas d’opposer de résistance à l’acte barbare commis »…

« Les lâches auteurs du délit »…

« la vigne expérimentale située dans l’enceinte du centre de recherche de l’Inra de Colmar était un livre en cours d’écriture (…) des thèses d’agronomie et de biologie préparées par de jeunes chercheurs dont l’insertion professionnelle est durablement retardée »…

« Moins on investira dans une recherche pragmatique et honnête, les concernant, plus elles se répandront de manière sauvage, avec des conséquences que personne ne mesure »…

Ce vibrant  universitaire pense donc plus aux jeunes chercheurs qui vont se retrouver inemployés, qu’aux implications à long terme des OGM pour l’humanité. Mais les principaux intéressés, les vignerons, n’ont pas demandé ces recherches. Et  refuser les OGM n’est pas refuser le progrès scientifique. Les OGM ne représentent pas un progrès, partout où ils sont cultivés les désordres s’aggravent.    Si seulement Jean-Robert Pitte pouvait aller voir, en guise de rattrapage, l’excellent film-documentaire de Coline Serreau sur le sujet qui montre bien les enjeux financiers et les manipulations des peuples, avant d’écrire sa prochaine chronique.

Voir le billet écrit sur Vin&chère lors de la sortie du film  « Solutions locales pour un désordre global »