La contamination radioactive des produits japonais et français sous l’oeil vigilant de la Criirad, un organisme indépendant

Carte extraite de www.criirad.org

Confit de Canard - Le Canard Enchaîné a consacré, le 30 mars 2011, sa rubrique Confit de Canard, à l’après Fukushima.

La chronique intitulée « Un nuage de mensonges » dénonce le faux semblant des normes, et s’appuie sur un organisme indépendant, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, Criirad.

Depuis le 11 mars 2011, le monde est entré dans une période de catastrophe nucléaire. Au Japon, l’air, l’eau et les végétaux sont fortement contaminés jusqu’à 120 kilomètres au sud de la centrale selon la Criirad qui publie les résultats d’analyse. Clic : document complet.

En France, la Criirad publie les résultats d’analyses effectuées dans cinq départements du sud de la France sur des végétaux. Le thym, la sauge, les pissenlits… révèlent la présence d’iode 131 et en plus de césium 134 et 137 sur la sauge et la salade frisée. Clic : document complet.

Le Canard Enchaîné précise qu’en période exceptionnelle de catastrophe nucléaire, la réglementation européenne admet, durant l’année qui suit l’accident une contamination limitée à un certain seuil : jusqu’à 1 becquerel par kilo de plutonium et  jusqu’à 1000 Bq de césium par kilo alors qu’elle est de zéro en temps normal. Mais Corinne Castanier de la  Criirad dénonce les normes actuelles qui ne prennent pas en compte la plus grande fragilité des enfants :   « Un enfant qui consommerait des aliments dont la contamination atteint les limites fixées par la commission européenne recevrait une dose de rayonnement très supérieure au niveau maximum autorisé sur un an. Il serait ainsi exposé à un risque de cancer tout à fait inadmissible ! ».

« L’Europe n’a pas revu ses normes – contrairement aux Etats Unis – depuis les années 90, et admet que ses consommateurs puissent dépasser 1 millisiviert sur l’année. Mais tout ce qui concerne la radioprotection relève d’Euratom, un traité signé en 1957 et exclut le Parlement Européen » conclut le Canard Enchainé.

Pour en savoir plus : consultez le site de la  Criirad et l’article du Canard Enchaîné du 20/3/2011.

Pour signer la pétition afin d’obtenir  plus de transparence sur la radioactivité de l’air que nous respirons, cliquez ici.