Le restaurant Le Galopin et sa voisine la cave de la Contre Etiquette mijotent des accords mets et vins bien ficelés

Le Galopin, 34 rue Sainte Marthe 75010 Paris. Tél : 01. 42. 06. 05. 03. Menu complet le midi à 24 €. (crédit photo vidéo // Vin&Chère)

Côté Est, non loin de Belleville, dans le 10ème arrondissement, la rue Sainte Marthe se présente comme un nouvel îlot de la gastronomie  parisienne aux accents populaires. Elle pousse comme la mauvaise herbe là où l’on s’y attend le moins.  Il y a comme une ambiance de franche camaraderie entre les commerçants, nouvellement implantés dans cette enclave, copains comme cochon, qui passent régulièrement une tête ébouriffée, de temps à autre, chez les uns et les autres, le casque à la main.

A côté de La Contre-Etiquette, où  Christophe Guitard, de plus en plus médiatisé (Gault&Millau, l’Express…)  a rendu tout le quartier (et plus…) addict de ses vins décalés à bons prix (les connaisseurs s’extasent de voir réunis : Fanny Sabre, Gérard Descombes, Sébastien Riffault, Alexandre Bain, Dominique Lucas…  des Savoyards, des Corses …)  vient de s’installer à deux pas… Le Galopin.

Casson de bistrot parisien, carrelage à l'ancienne.

Dans une pure ambiance parigote de bistrot avec sol en casson, comptoir en zinc, tables en bois sombre et cuisine ouverte, concession à la nouvelle tendance du jour, deux frères tiennent la rampe : Maxime en salle et Romain  Tischenko, le chef, dont la tête est connue des midinettes depuis son passage sur M6 à l’émission  » Top Chef » en 2010. Il y a aussi Doudou à la plonge et Alexandre (chaud).

Raviolis, bar, chou, citron confit citron et pain, pour ne rien rater de la sauce savoureuse.

Nous étions deux à nous pourlécher les babines ce midi là, à faire « Hum », en baissant les paupières, sans autre commentaire. Nous n’avons rien laissé dans nos assiettes tout à coup redevenues blanches, comme dans les grands restaurants. Entrée, plat, dessert, vin, café…  un sans faute, je vous dis.

Le prix des vins  (tendance nature, bio, biodynamique) est raisonnable :  la bouteille de Terre d’aigles 2010 de Marcel Richaud (Rhône) à 26 €, le morgon de Jean Foillard Côte de Py 2010 (Beaujolais) à 44 €, Les saveurs de Binner 2010 (Alsace) à 25 € ou encore un Hautes Côtes de Beaune 2010 de Jean-Claude Rateau (Bourgogne) à 39 €. Tout savoir sur le café servi sur www.boncaféparis.fr

Cuisine fraiche et inspirée à l'humeur du jour : Lieu jaune à la cuisson parfaite, sur sa tranche de pomme de terre colorée au safran, sauce aïoli.

Le restaurant est petit, mais comprend  juste pour les groupes une extension dans la cave en sous sol. En ce moment, le soir, il faut réserver 8 jours à l’avance, le  succès naissant, depuis l’ouverture du restaurant en novembre. Le midi est plus calme. Cet été des travaux de rénovation sont prévus.

Menu du jour 100 % frais : 2 entrées, 2 plats, 2 desserts

Le lieu a agacé Emmanuel Rubin du Figaroscope :  « La cuisine sauce média, c’est un peu comme l’œuf et la poule. Lequel fait l’autre ? Si le chef en mèche, appliqué au balcon de sa cuisine, n’était pas passé quelques mois plus tôt du côté de la lucarne d’une télé-casserole (M6, Top Chef), allez savoir si son quart bistrot de la demi-place Sainte-Marthe agiterait autant les petits clapets de la gastrocratie. Vu les regards en coin et les messes basses de la salle, rien de moins certain, rien de plus grave, même si, derrière le décor sous contrôle de coolitude, la carte cabotine en douceur. Mi-frime, mi-fufute. Capable de bluffer son monde sur quelques compositions bien plaquées, propices aussi au minimum cérébral. Ça frise le puzzle, ça minaude le moderne, ça manière le bœuf, la carotte et l’anguille. Comme si l’assiette se demandait parfois où est la caméra ».

Zoom sur la robe du bar.

Le chroniqueur de Fooding.com a bien aimé : « La place Sainte-Marthe, une mèche, de la dorade au yuzu : un écosystème cohérent, fini et viable (on le souhaite) se met en place sous nos yeux. On est vendredi midi, c’est l’ouverture du Galopin. Premier client, un cabinet d’architecture. Il a très faim, ils sont douze, c’est possible ? Oui, pas de problème, c’est parti ! La mèche, celle de Romain Tischenko, vainqueur de « Top Chef 2010 », s’agite. On la voit bien parce que la cuisine est ouverte sur la salle, une vingtaine de couverts façon troquet propre et un comptoir amical. Soudain, le menu-carte à deux entrées prend corps : daurade sauvage au yuzu et radis, donc, et courgette, ricotta salée et pourpier en entrée ; le Kbio (cabillaud bio), pomme de terre, cresson, shiitake, et le porc céleri, raifort, carotte en plat. Les assiettes débordent d’idées, on dit bien « débordent » parce qu’il y en a parfois un peu trop (d’idées), mais au final c’est bon, et parfois même très bon (le Kbio). Le dessert, des prunes, glace au fromage blanc et physalis, moins prise de tête, nous va très bien pour un vendredi midi. Et nous étonne, d’ailleurs, parce qu’on avait lu sur le site officiel de « Top Chef » que les desserts étaient LE point faible de Romain. Qui croire de nos jours ? Très beau et nature mâcon-villages du Domaine Valette (6 € le verre). Menu 19-24 € (midi), menu dégustation 42 € (soir) ». G.M.

Le Galopin, 34 rue Sainte Marthe 75010 Paris.  Tél : 01. 42. 06. 05. 03.


Agrandir le plan