Des nanoparticules dans les bonbons, derrière l’ingrédient E171, du dioxyde de titane cancérigène !

Les nanoparticules dans notre assiette ? En voici un exemple concret qui concerne nos enfants. Dans les bonbons et chewing-gums se cache, sous l’additif « E171″,  du dioxyde de titane de taille nanométrique, c’est à dire entre 1 et 100 nanomètres (selon la définition européenne). Cet ingrédient est classé « cancérigène possible pour l’homme ».

Ces nano-ingrédients se retrouvent dans le champ alimentaire, parmi les aliments,  ingrédients/ nutriments,  arômes,  agents technologiques…« , précise l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses)Autorisés au départ pour des tailles plus importantes, ces additifs… n’ont pas été à nouveau autorisés lors de leur passage à la forme de nanoparticule… La réglementation ne le prévoyait pas. Ils y ont donc échappé. C’est ce qui explique l’état de confusion actuelle. Ils figurent dans beaucoup de recettes industrielles (ketchup, vinaigrettes…) hors contrôle.

Comme le rappelle le Canard Enchaîné du 11 avril 2012 (voir aussi précédent article ici), il y a deux ans dans un avis de mars 2010 l’Afsset (ex-Anses) prévenait « Il n’est pas possible d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules ». L’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses) recrute actuellement des experts scientifiques pour dresser un état des lieux des nanoparticules pour début 2013.

 
Documents sources :
-Anses : nanoparticules dans l’alimentation
 -Afsset : avis de mars 2010 sur les nanomatériaux
-Afssa : rapport 2009 sur les nanoparticules
 
Paroles au lecteur  :
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Du neuf :
l’Usine Nouvelle le 19/4/2012 le guide des nano risques