Scandale en Bourgogne : deux millions de bouteilles de vins de la maison de négoce Labouré-Roi soupçonnées

Consommateurs, inspectez vos bouteilles de Bourgogne de la maison Labouré-Roi, si vous en avez, elles peuvent être coupées…

Mercredi 13 juin 2012 - L’information vient d’être révélée par Le Bien public, diffusée sur France Info et publiée dans Le progrès.fr :  » Ce qu’auraient découvert les enquêteurs est édifiant : entre 2005 et 2009, plus de deux millions de bouteilles auraient été vendues avec des étiquettes ne correspondant pas au contenu. La maison Labouré-Roi, qui est aussi un éleveur réputé, aurait également créé des excédents en trichant sur les quantités de vin manquant naturellement dans les tonneaux pendant l’élevage (la « part des anges »), et en comblant ces manques avec des vins de table. Des vins coupés auraient également été mis en bouteille, et des médailles qui n’existaient pas auraient été apposées sur des étiquettes pour des produits qui n’avaient pas obtenu de prix. Grands crus, premiers crus ou appellations village, l’ensemble de la production de la maison de négoce nuitonne serait concernée. La semaine dernière, l’œnologue de Labouré-Roi, puis l’administrateur, et enfin jeudi les deux patrons de l’entreprise, Armand et Louis Cottin, des hommes d’affaires âgés de 71 et 73 ans dont les activités sont cotées en bourse, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la section de recherches, à Dijon ». Pour en savoir plus avec Hervé Lalau.

Après enquête… revue de presse sur le web :
Le MondeLibération ; Le Figaro ; Le Point.
 

Vendredi 15 juin 2012 : Le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) se porte partie civile et publie un communiqué dont voici  des extraits…

« Suite à l’annonce, mercredi 13 juin, d’une enquête menée conjointement par l’administration des Fraudes et la Gendarmerie Nationale sur une affaire présumée de fraudes au sein de la société Labouré Roi, la filière des vins de Bourgogne a décidé de se porter partie civile afin d’avoir une connaissance précise des éléments du dossier ». 

 » Plus de la moitié des vins de Bourgogne sont exportés dans 150 pays. C’est pourquoi, aucun soupçon de tricherie qui entacherait la réputation de ces vins ne saurait être toléré », explique Michel Baldassini, Président délégué du BIVB.

« Cette affaire ne doit pas porter atteinte à l’immense majorité des producteurs et négociants de Bourgogne, soucieux du respect des fondements des Appellations d’Origines Contrôlées », conclut Pierre-Henry Gagey, Président du BIVB.