60 Millions de Consommateurs enquête sur les petits secrets des vins français, avec ou sans copeaux, telle est la question

une enquête sur un sujet tabou dans le numéro 487 de novembre 2013 en kiosque.

Dans le dernier numéro de la revue 60 Millions de Consommateurs est parue une enquête sur une pratique peu abordée dans le monde du vin : les copeaux.

Ces morceaux de bois, plus ou moins gros, ajoutés dans les cuves ou les barriques sont monnaie courante dans tous les vins du monde , y compris les vins français. La pratique est autorisée depuis quelques années,  même dans les vins bio. Si le décret d’AOP ne l’interdit pas c’est autorisé.

Un petit tour au rayon des bordeaux d’une grande surface vous renseignera sur la généralisation du phénomène. Comment le savoir ? En inspectant les contre-étiquettes. De plus en plus souvent,  une liste d’arômes est décrite : vanille, grillé, fumé, café, caramel… Mais la mention « Elevage en fut de chêne », qui authentifie la barrique, ne figure pas.  Or, pour un prix inférieur à  10 €, avec  ces arômes là, un professionnel vous dira qu’il est impossible que le dit vin ait connu la barrique traditionnelle. Ce qui veut dire que ce goût a été obtenu à l’aide de copeaux, ou de douelles. Pourquoi pas ?  C’est moins cher, cela rend souvent les vins jeunes plus ronds et fruités mais… cela gomme le terroir. Il n’y a pas que le bordelais dans la ronde, toutes les régions sont concernées.

Cette enquête fait le tour de la question pour les consommateurs, après avoir recueilli les témoignages de l’expert bordelais chargé des expérimentations, du directeur de l’INAO,du président de la Fédération des tonneliers de France, d’un grand vigneron français qui a des vignes en Australie,  d’une œnologue qui fait le point sur cette pratique œnologique dans le Rhône. L’élaboration du vin n’est pas ce que l’on croit, mais personne ne le dit clairement. Les consommateurs ont le droit de savoir pour acheter en connaissance de cause.  Vous reprendrez bien un doigt de copeaux ?