Un petit verdot né dans le Médoc au château Sipian bien comme il faut qui vous donne à boire la violette

Frédéric Mehaye, le vigneron porteur le  salmanazar (9 l), et son oenologue Pierre-Jean Sanchez, à Paris. // crédit photo M.S.

La pollution de l’air parisien ce jeudi 12 mars 2014 n’a pas empêché les deux girondins de sourire.

Frédéric Mehaye propriétaire de vingt cinq hectares de vignes dans le Médoc et son œnologue Pierre-Jean Sanchez ont présenté trois cuvées du château Sipian (à Valeyrac).

Le domaine n’est pas cultivé en agriculture biologique, mais l’influence de l’oenologue, convaincu par les méthodes biologiques, lui permettra d’y venir un jour prochain. Les fumures sont déjà organiques et les traitements réduits à la stricte nécessité.

La cuvée Petit verdot 2010, fleuron du domaine, présente une fraicheur réjouissante. Le travail du bois (élevage en fût neuf)  ne charge pas les vins en arômes vanillé ou fumé. « Nous traitons les rouges comme des blancs avec des températures basses, des macérations lentes avec très peu de remontage, nous préservons ainsi le gras, le fruit et la densité,  des éléments importants pour absorber le bois neuf », détaille Pierre-Jean Sanchez.

Le cépage, petit verdot,  qui figure en saupoudrage dans les assemblages des plus grands crus bordelais apporte une structure tannique et des arômes de violette d’une fine élégance. C’est intéressant de le gouter seul. Château Sipian en a embouteillé 6 000 dans le beau millésime 2010. Clubs de dégustation, précipitez vous…