Les barges de la permaculture en plein coeur de Paris, un projet d’agriculture urbaine qui demande des soutiens

Poétique, utopiste, un projet de ferme sur la Seine.

Poétique ce  projet de ferme sur la Seine | photo : permaculture.paris

Les barges de la permaculture... voici un projet présenté dans le cadre de la campagne « Madame la Maire, j’ai une idée » qui demande l’attention de tous. Ce projet est parrainé par Philippe DESBROSSES (Ferme de Sainte Marthe), Perrine et Charles HERVE-GRUYER, Sacha GUEGAN (ferme du Bec-Hellouin) Pablo SERVIGNE et présenté sur le site https://idee.paris.fr/

Trois amis, Dorothée, Christine et Frédéric formés à la Ferme du Bec Hellouin,  ont eut l’idée de créer une ferme maraichère sur la Seine. Un  jardin permaculturel en plein cœur de paris,  installé sur des barges. Astucieuse idée de Dorothée, car une barge  offre une surface de 750 m2 cultivables quasiment en pleine terre. Quatre barges permettent ainsi de proposer des surfaces différentes emblématiques de la permaculture  : agro foresterie, forêt jardin, un mandala et un éco centre et un bureau d’étude pour informer, montrer, prouver… encadrer (les projets de micro-ferme urbaine). 
La mairie de Paris a lancé un appel à candidature pour des projets sur le fond participatif (4M €). La clôture est le 15 mars !
Ce sont les projets qui disposeront le plus de commentaires et d’adhésions qui seront retenus.
Aller jeter un œil sur le site  http://www.permaculture.paris/ et si le projet vous plait, postez votre commentaire sur https://idee.paris.fr/les-barges-de-la-permaculture et faites passer à vos amis ! 
Voici leur prose :
« Créer une ferme pour produire fruits et légumes, en plein cœur de Paris c’est possible, modélisable et reproductible ! Cette ferme ne sera pas seulement une originalité dans le paysage urbain et d’une grande beauté par les riches couleurs des végétaux, mais devra montrer sérieusement comment un maraîcher peut vivre de son activité en ville, grâce aux études qui y seront associées (INRA, Agroparitech …) A l’instar de la ferme permaculturelle du Bec Hellouin, cet espace montrera toutes les possibilités des nouvelles techniques de productions intensives respectueuses du vivant (sans aucun intrant chimique). Dans sa dernière étude, l’INRA montre qu’un paysan non mécanisé appliquant des méthodes permaculturelles, peut produire 1500 euros/mois de contre-valeurs maraîchères sur 700 m2 !

Nous avançons donc l’idée, en phase avec la volonté des pouvoirs publics parisiens de travailler sur la résilience de la ville lumière, qu’il faut mettre en œuvre des solutions pérennes pour relocaliser dans Paris la plus grande production maraîchère possible.

Nous savons que le principal écueil pour réimplanter des systèmes maraîchers dans Paris réside en une opposition frontale avec la pression immobilière.

L’idée, chers amis parisiens, est donc de profiter de ce que notre ville dispose d’un fleuve pour installer des jardins maraîchers magnifiques et abondants… sur des barges en plein cœur de la capitale !

Plus facile que sur des toits, aux vues et aux sus de tous, nos barges assemblées en une île de verdure étonnante et gracieuse sera un ensemble vivant qui montrera toute sa générosité au fil des saisons.

Produire, étudier, démontrer, former, c’est dire si les fonctions sont multiples. Les interactions sont immenses et concourent à une belle intégration du projet aux cœurs des systèmes de la ville : avec les parisiens tout d’abord, qui viendront se nourrir de mille idées pour leur propre production hors sol (qui un balcon, qui un bout de terrasse). Nous pensons également à tous les porteurs de projets en agriculture urbaine qui trouveront ici un accompagnement qualifié et des filières opératives. Le projet doit également s’associer avec les services de la municipalité déjà engagés dans la re-végétalisation de la ville et le traitement des déchets verts et carbonés (que nous participerons à recycler in situ). Enfin, à l’instar de nos prestigieux parrains, nous pourrons compter sur une interaction avec les meilleurs spécialistes internationaux de cet art de cultiver en bio-mimétisme. Attirés par une expérimentation exceptionnelle au cour d’une ville exceptionnelle, nous sommes certains qu’ils offriront le meilleur de leurs connaissances pour travailler à une voie vers l’autonomie alimentaire de Paris et des grandes villes du monde ».`

Dorothée, Christine et Frédéric.