L’insecticide Crusier en accusation devant le Conseil d’Etat

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Actualités Point presse UNAF - « Sur les 13,5 millions de colonies en Europe, 3 millions meurent chaque année et doivent être renouvelées. Tant qu’il existe une solution, rien ne change. Mais cela coûte une fortune ! » a prévenu l’Union nationale des apiculteurs de France (Unaf) devant la presse réunie le mardi 20 novembre 2009 pour faire le point sur les dossiers d’actualité. A commencer par le Cruiser (de la même famille que le Gaucho).
L’Afssa a donné un avis sur le suivi de cet insecticide avant de connaître la totalité des résultats du protocole de suivi. Moyennant quoi le ministère de l’Agriculture a reconduit l’homologation jusqu’en mai 2009.
Les apiculteurs souhaitent proscrire les insecticides neurotoxiques systématiques en traitement des semences et du sol et aussi voir appliquer le voeu de la Commission de Bruxelles que soit mise en pratique la rotation des cultures, qui diminue la pression des ravageurs et donc la nécessité du recourir aux pesticides.
En 2009, le Cruiser reste toujours autorisé en France sur le maïs alors que ce produit neurotoxique a été retiré en Allemagne en 2008, en Slovénie et en Italie en 2009. Les poussières de molécules qui enrobent les semences s’envolent au moment des semis et déciment les abeilles, les petits mammifères, les oiseaux, les poissons et empoisonnent les eaux. La durée de vie de l’imidaclopride (molécule du cruiser) est de 335 jours ! Comment ces produits neurotoxiques peuvent ils réussir les tests et être autorisés dans l’environnement ? Tout simplement parce que les tests pour évaluer leur toxicité ont été conçus il y a cinquante ans pour des modes d’administration par pulvérisation et ne sont plus adaptés. Il est noté qu’il faut renouveler massivement les reines qui meurent prématurément au contact de ce type de produit sans que cela pose de problème.
Un recours en conseil d’Etat a été déposé par l’UNAF contre cette décision d’autorisation.