Voeu 2009 : le droit pour tous à manger moins de pesticides

Revue du web : - L’ironie de la situation actuelle est que si les instances de santé publique et les pouvoirs publics reconnaissent qu’il faudrait manger des produits avec le moins de pesticides possibles, cela sous entend de façon pratique qu’il faut que tout le monde achète des produits bio, les seuls à faire mieux que la réglementation à ce sujet. Or, ceux-ci coûtent plus chers et souvent les distributeurs alourdissent les marges en sachant qu’une clientèle à fort pouvoir d’achat a les moyens de payer. A force de tarder à réformer une réglementation devenue archaïque, les pouvoirs publics contribuent à empoisonner de plus en plus plus sciemment la population, à mesure que les études tombent pour dénoncer l’abus de pesticides dans nos assiettes et les dangers pour la santé qu’ils posent.

Pour un droit à manger sans pesticides

Annie Sasco témoigne dans une interview accordée au Journal développement durable qu' »il a été calculé en moyenne que chaque repas consommé en France contenait 21 pesticides. Certes ce sont des résidus, et leurs teneurs sont limitées, mais entre l’adjonction des hormones, des pesticides, des agents de texture et de saveur, les conservateurs…il est aujourd’hui nécessaire de faire attention à ce que l’on mange« . Ce médecin épidémiologiste de l’Université de Bordeaux, « encourage donc les politiques ou les organisations, telles que l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à être plus stricts au niveau réglementaire et à demander aux industriels et aux agriculteurs de substituer, dans la mesure du possible, toutes les substances potentiellement toxiques par des produits sains, en particulier utilisant moins de pesticide. Je ne vois pas pourquoi la France aurait besoin d’utiliser plus de pesticides que les autres pays et donc je pense qu’une bonne partie de ces produits pourrait donc être supprimée ». Manger sans pesticides ne doit il pas devenir un enjeu de santé publique pour tout le monde ?