Les bienfaits de l’alcool et du vin rouge à sauver des eaux

Revue de presse études scientifiques – Les vérités sur les effets positifs ou négatifs de l ‘alcool sont peu nombreuses malgré ce que l’on veut bien nous faire croire. “Et l’on peut arriver facilement à des conclusions fausses quand on analyse un facteur alimentaire (comme la consommation de vin) en dehors de son contexte culturel et alimentaire” concluent David Servan-Schreiber, Richard Béliveau et Michel de Lorgeril (Le Monde 21/03/09).

Consommer le moins possible d’alcool car il est cancérogène conclut sans nuances la méta analyse (500 études sur l’alcool sur 7000 études épluchées) coordonnée par l’INCA qui fonde la nouvelle politique de santé publique française relayée par le corps médical français (conférence au Médec 2009) revient à se débarasser du bébé avec l’eau du bain. Des nuances existent même si les scientifiques ne sont pas à même de les énoncer précisément, qui dépendent du contexte de consommation, du type de boisson, des quantités, de la fréquence…

Sur quoi les consommateurs peuvent ils encore se baser dans ce contexte de vérités et de contre vérités assénées :

Le binge drinking qui consiste à se saoûler en dehors des repas est la consommation la plus dangereuse (consensus médical).

Boire et fumer amplifie le risque de cancers (+ 160 % pour le cancer des voies aériennes et digestives supérieures) selon l’étude d’Oxford.

Boire du vin rouge au cours d’un repas en quantité modérée dans le cadre d’un régime méditerranéen avec de nombreux légumes riches en polyphénols, flavonoïdes, bêta-carotènes et folates a un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires et certains cancers (rein, thyroïde et lymphome non hodgkinien, prostate, colon) compte tenu de l’équilibre très favorable en acides gras oméga-3 par rapport aux omégas-6.

Sur la densité osseusse, une récente étude américaine conclut qu’une consommation modérée d’alcool donne une densité osseuse légèrement plus élevée que ceux qui ne boivent jamais, mais au delà de 2 verres par jour, la tendance s’inverse d’après les travaux du docteur Katherine Tucker et ses collègues de l’université de Boston (+ de 2500 hommes et femmes dont ils ont mesuré la densité osseuse). Katherine L Tucker, Ravin Jugdaohsingh, Jonathan J Powell, Ning Qiao, Marian T Hannan, Supannee Sripanyakorn, L Adrienne Cupples, and Douglas P Kiel Effects of beer, wine, and liquor intakes on bone mineral density in older men and women Am J Clin Nutr 2009 89: 1188-1196. First published online February 25, 2009; doi:10.3945/ajcn.2008.26765.

A suivre…

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