“Les plantes malades des pesticides”, démontrées dans un livre éclairant de Francis Chaboussou, chercheur à l’INRA

Livre – Sans citer le livre qui vient de sortir aux éditions Utovie , Les plantes malades des pesticides, le Canard Enchaîné dans sa rubrique Confit de Canard, suivie de près sur ce blog, s’attelle au sujet des Pesticides. “Interdictions bidons” titre l’article qui reprend un point d’importance : le jeu des exceptions qui permet aux industriels d’enterrer la réglementation européenne.

Ainsi 4000 pesticides employés en agriculture sont en cours d’examen à Bruxelles. La directive européenne accorde le droit de recourir à des dérogations en cas de nécessité de manière “limitée et contrôlée”.

La France reste la championne toutes catégories  avec 63 000 tonnes de pesticides déversés en France et 74 dérogations obtenues (près du quart sur l’ensemble de l’Europe).

L’Europe a octroyé 321 exceptions en 2010, soit +  500 % en 4 ans s’alarme PAN le réseau d’ONG écologiques qui s’est penché sur les chiffres.  Parmi celles ci 27 pesticides soupçonnés d’être à l’origine de la disparition des abeilles ont bénéficié d’une dérogation.

Les plantes malades des pesticides par Francis Chaboussou, chercheur CNRS www.utovie.com

“Francis Chaboussou (qui fut directeur de recherche et directeur de station de l’INRA) démontre ici, que c’est la physiologie même de la plante cultivée qui est perturbée par les pesticides, la rendant plus vulnérable aux agresseurs. Il montre que le recours massif aux pesticides crée des fragilités chez les plantes… qui vont conduire à augmenter encore plus l’usage de ces toxiques pour tenter de réduire les nouveaux dégâts causés par cette fragilité. On a ici la meilleure illustration possible du véritable cercle vicieux dans lequel nous a conduit l’agriculture intensive depuis 60 ans, s’appuyant, pour tenter de pallier les déséquilibres qu’elle engendre inévitablement, sur la béquille chimique illusoire des pesticides”, précise François Veillerette (MDRGF : Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures)

“Visionnaire car, a contrario du credo « moderniste » de cette époque, il démontre également que seule l’agriculture biologique peut assurer l’équilibre écologique interdisant aux parasites latents de devenir nuisibles… “, Jean-Marc Carité.